Communiqué de l'Unef Grenoble par rapport à la polémique actuelle autour d'une de ses publications :

Communiqué de soutien des autres organisations syndicales du campus :

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@Hippolyte
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Sciences Po Grenoble : pour la liberté académique et pour les
libertés syndicales des personnels et des étudiant-e-s

Face aux propos et échanges par mails, et suite aux différentes réactions autour du groupe de travail de
atelier « Racisme, islamophobie, antisémitisme » prévu pour la Semaine pour I'Egalité de Sciences-Po
Grenoble, nous tenons a affirmer notre soutien plein et entier a une collégue enseignante-chercheuse de
Science-Po Grenoble attaquée personnellement dans l’exercice de sa liberté académique.

En effet, non seulement sa légitimité et les travaux scientifiques qu’elle mobilisait pour l’organisation de
Patelier ont été déniés au nom d’opinions personnelles par deux enseignants, mais elle s’est retrouvée
empéchée, suite aux pressions exercées par ces deux enseignants, d’organiser cet atelier comme
initialement prévu. La violence morale et symbolique subie par notre collague et I’absence de protection
par la direction sont inacceptables.

Nous voulons ici réaffirmer l’indépendance des recherches de I’ensemble des universitaires comme une
nécessité absolue. Le débat contradictoire doit se faire dans le respect de ’autre et dans la sérénité. Les
échanges d’arguments et la méthode scientifique doivent toujours étre le socle nécessaire a tout échange
permettant ainsi les controverses scientifiques, nécessaires au progrés des connaissances dans tous les
domaines. Nous apportons a ce sujet notre soutien a la direction du laboratoire PACTE, et affirmons notre
accord complet avec leur communiqué.

Par ailleurs, nous souhaitons ici réaffirmer que le racisme et I’islamophobie n’ont pas leur place, ni dans
les établissements d’enseignement supérieur, ni dans la société, et qu’il est donc nécessaire de les étudier
pour les déconstruire, Censurer ou laisser censurer de tels champs de recherche n’ est pas acceptable.

Enfin, nous apportons notre soutien aux étudiant-e's et aux syndicats étudiants. Un enseignant de
Sciences Po a tenté d’exclure de ses cours les étudiant-e-s syndiqué-e-s a I’Union Syndicale. Il s’agit
purement et simplement de discrimination syndicale. La liberté syndicale, pour les personnels comme
pour les étudiant-e-s, n’est pas négociable.

Depuis des collages nominatifs sur les facades de Sciences Po le 4 mars, 'emballement médiatique
présente les deux collégues comme des victimes. Si nous ne cautionnons pas les collages nominatifs, nous
souhaitons réaffirmer que la mise en danger de l’ensemble des collégues ayant pris part a cette affaire
résulte non pas d’affiches localisées, mais bien essentiellement du recours irraisonné aux médias : ce sont
bien certains de ces médias, et ceux qui les ont prévenus et qui y ont témoigné, qui ont aussi fait le choix
d’afficher publiquement les noms des personnes impliquées.

Nous demandons a la direction de Sciences Po Grenoble de condamner publiquement ces propos et faits
et de prendre les mesures qui s'imposent pour que le débat académique puisse se tenir dans un cadre
serein et respectueux.

CGT Université de Grenoble, CNT Jeunes 38, RER-A, Solidaires étudiant-e-s Grenoble, Sud éducation
Grenoble, Union des Etudiant-es de Grenoble, UNEF Grenoble, Union Syndicale Sciences Po Grenoble

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