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Dans la société dans laquelle j'évolue, quitter brusquement une conversation ou un repas est considéré comme "malpoli", "ça ne se fait pas". Une pression sociale est en place pour empêcher une personne de partir brusquement

Une pression psychologique pour garder la personne contre son gré

L'intention dans ces contextes n'est pas de s'assurer que la personne passe un bon moment pendant le repas ni que la conversation l'intéresse. C'est qu'elle reste, peu importe son ressenti

Quand j'aborde ce sujet, j'ai souvent la réponse : "bah quoi ? je vais pas m'arrêter à chaque minute pour demander si la personne a encore envie de m'écouter/de rester ?"

C'est un procédé rhétorique qui vise à discréditer mon propos en le caricaturant... et ça ne marche même pas
Sincèrement, je pense que ça serait une expérience très intéressante que de passer une soirée avec un timer qui sonne toutes les minutes (ou 2-3 minutes) où chaque personne peut dire si elle a encore envie d'être là

Au-delà de cette caricature et de cette expérience, je pense que c'est cool de demander régulièrement à une personne si elle a encore envie d'être là

C'est un geste de soin envers son attention

Et tranquillement, j'éloigne de ma vie les personnes qui ne font jamais ce geste
et garder proches celles qui le font

ma vie ne s'en est portée que mieux depuis que j'ai commencé

C'est un geste qui n'est pas courant

Il serait inacceptable qu'un.e enfant aille ailleurs que chez ses parents, même si son foyer ne lui plait pas
Dans une société où un.e enfant irait où ça lui convient le mieux, le concept de "fugue" n'existerait pas

Il serait inacceptable qu'un enfant sorte au milieu d'un cours d'école/collège/lycée qui l'ennuie ou ne lui plait pas
L'école décide de l'emploi de son temps et de son attention (son "emploi du temps")

Nous internalisons tôt et pendant longtemps que le milieu dans lequel on est ne prendra pas vraiment soin de ce qu'on veut faire à un instant donné, de ce qui nous intéresse vraiment

et ça déroule un tapis rouge pour le salariat (basé sur le "lien de subordination"). Le monde de l'entreprise où ce que souhaite le salarié.e n'est pertinent qui si c'est aligné avec l'intérêt de l'entreprise

@davidbruant Le séminaire se passait comme ça à une période. Toutes les 5 minutes, tout le monde pouvait voter pour passer au sujet suivant... C'est hyper violent.

J'ai conscience que c'est pas tout à fait la même chose que tu proposes, ceci étant, je crois que la contrainte est un peu violente.

J'ai bien noté les échanges plus bas où tu tempère un peu la proposition. J'avais envie de te faire par de mon avis :)

@davidbruant Je crois que je préfère travailler sur le fait de rendre OK le fait qu'on puisse partir pendant une discussion.

@yaf merci pour ton retour

Effectivement, ce genre de stratagème utilisé en groupe avec un vote, ça a l'air très violent (et je n'allais pas du tout dans cette direction)

Aussi, un mot important de mon message était "expérience" en mode "viens, on essaye *une fois*, voir comment on se sent après et ce qu'on peut en apprendre individuellement et collectivement"
J'imaginais une expérience pour apprendre
Chuis moins convaincu de l'intérêt si ça devient régulier/ritualisé

@davidbruant J'avais bien saisis :) Et si c'est encore « à tester » la prochaine fois qu'on se vois, je crois que ça pourrais me tenter de faire l'expérience avec toi :)

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